Le bruit, la rumeur, le murmure… sans que nous y prêtions attention, nous évoluons dans un monde modelé par le son. Notre oreille ne se repose jamais, sans cesse sollicitée par ce qui nous entoure. Le design sonore s’inscrit dans ce quotidien bavard. Mis à l’honneur à la Gaité Lyrique lors du Festival du Design des D’Days, il se définit comme « l’idée d’ordonner, de tenter de maîtriser le son et son effet dans notre environnement » (cf. L’Atelier du son). Il s’attache ainsi à modeler les sons pour leur donner une utilité et guider le parcours utilisateur. Aussi bien fonctionnel qu’émotionnel, il signe pour Nicolas Misdariis, chargé de recherche et développement à l’IRCAM, une « identité, une marque mais aussi un espace et un temps ». Réfléchir sur cette discipline nous pousse à écouter le monde qui nous entoure, à comprendre que ce que nous entendons influe sur ce que nous voyons. Le pouvoir du son, plus fort que celui de l’image ?

 

UN DESIGN DE L’ÉCOUTE

Le design sonore ponctue notre quotidien et fixe des repères dont nous n’avons même pas conscience. De la voiture au smartphone, des magasins aux gares, il n’est pas d’objet ou d’endroit qui ne soit signé par des sons. Pour rendre reconnaissable une marque, un lieu, pour informer l’utilisateur, l’interpeller, l’émouvoir, l’usage et la maîtrise du sonore est incontournable. Le sonal de la SNCF, le bruit du modem Internet des années 90, la sonnerie d’un téléphone… l’acoustique interpelle autrement que l’image.

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